Workshops à la Maison départementale de l'adolescent


L'adolescence est une période de modifications physiques, psychologiques et sociales qui peut générer incompréhension et anxiété, ou compliquer des situations difficiles voire pathologiques.

La maison départementale de l'adolescent est un lieu où les jeunes en difficulté peuvent être accueillis, écoutés, soutenus ou orientés avec une équipe pluridisciplinaire de médecins, pédopsychiatres, éducateurs, assistants sociaux, infirmières, personnels d'accueils...

Elle a pour but de fédérer les compétences de partenaires de champs très différents, de travailler en réseau et en complémentarité afin d'être un relais efficace pour l'adolescent et sa famille. Parmi ces champs, celui de la création artistique est relayé par Sextant et plus à travers un programme de workshops proposés par des artistes tout au long de l'année.


2016 — 2017 :
Stefan Eichhorn, Sylvie Réno et Rémy Rivoire

"Emprunté à l’architecte belge Lucien Kroll, le titre du projet de workshops que nous souhaitons développer pour la deuxième année avec les jeunes usagers de La Maison de l’Adolescent est évocateur à la fois de la nécessité de comprendre l’espace géographique dans lequel ils évoluent (pour mieux l’appréhender) et celle de pouvoir l’élargir par l’entremise de l’expérience artistique, en complicité avec des artistes qui se sont appropriés le sujet avec des mediums qui en divulguent l’extrême richesse.

Naturel, urbain, sauvage ou industriel... le paysage connaît plusieurs acceptions. Genre autonome depuis que la bascule s’est opérée entre ce qui faisait office de décor à une scène et son avènement comme sujet principal d’une composition, le paysage traverse l'histoire de l'art tout en racontant celle des hommes. De l'expression d'idéaux et d'utopies géopolitiques au socle des expériences sensibles et perceptives du monde, il relate ce rapport aux territoires, aux espaces contemplés mais aussi parcourus, domptés ou fantasmés, rêvés ou exilés."

Sylvie Réno :

"Le transfert de pans entiers du visible a toujours été l'affaire de Sylvie Réno, et plus encore s'agissant de ses sculptures en carton. En reproduisant ainsi des objets de notre environnement, que celui-ci soit domestique et paisible (mobilier, petits outils, appareils, etc.), ou plus violent (les armes), l'artiste marseillaise, mine de rien, soulève des questions qui excèdent largement le seul plaisir du mimétisme et du savoir-faire. »

Stefan Eichhorn :
"Stefan Eichhorn entre en 2014 en résidence pour une année au sein des Ateliers de la Cité (Fondation Logirem – Sextant et plus) à Marseille (La Bricarde). L’artiste, par la sculpture et l’installation, s’attache à révéler certains espaces et les particularités historiques ou politiques qui leur sont rattachées. En 2004, en collaboration avec Philipp Pink, il transforme le «Senatssaal», Grand Hall de l’Académie des Beaux-Arts de Dresde en une arène qui rappelle les jeux du cirque. L’un de ses récents projets, SpaceShipOne, étudie le contexte de la recherche aéronautique privée. L’univers de la science-fiction, notamment les architectures qui s’y déploient, et la facon dont les œuvres d’anticipation (cinématographique, littéraire) peuvent influer sur les recherches scientifiques, sont des éléments de réflexion constants chez Stefan Eichhorn. »

Rémy Rivoire :
"Ce qui frappe au premier regard dans les « ouvrages plastiques » de Rémy Rivoire, c’est la finesse et la grande méticulosité dans leur exécution. Mais aussi, plus étrange, de l’ordre du chirurgical. Rémy Rivoire se plait à disséquer. Sans cesse il accumule des documents, débite des traits noirs sur un mur, pose son regard sur l’univers graphique et plastique, ou isole de leur contexte les systèmes écologiques ou urbains – réseaux de communication en tous genres – pour en restituer une autre représentation."





2015 — 2016 :
Chourouk Hriech, Julie Dawid et Stéphane Protic

L'ensemble des workshops jouaient avec la notion de fiction, avec un titre Quand on arrive en ville et différents acteurs intervenant successivement afin de raconter chacun un élément de l'histoire composée ainsi de 4 chapitres. Sextant a sollicité 3 artistes qui œuvrent chacun à leur manière à enchanter ou transformer le paysage urbain selon des techniques et approches très variées.